Ndlr : Sushina a répondu très généreusement à l'appel aux dons pour soutenir le Zélium. Nous lui avons donc proposé d'écrire un texte à sa sauce pour s'exprimer sur ce blog.
Elle a souhaité que ce soit Sergio qui illustre son billet. Sushina recevra l'original du dessin par la Poste. Si vous souhaitez connaître des joies identiques, vous savez ce qu'il
vous reste à faire..!
Cestuy jour de janvier 2011, aaaaaaaah, je m’en souviens comme si c’était hier, c’était le bon temps, le temps du
bling-bling, le temps des Cerise de Groupama. Bref, ce jour de janvier 2011 je fumais mon havane cubain roulé sous l’aisselle du défunt Fidel Castro (oui, il était déjà mort secrètement depuis
deux ans mais, pour garder le peuple sous contrôle, un taxidermiste l’avait empaillé tandis qu’un marionnettiste nécrophilo-gérontophile manipulait son cadavre en jogging sous l’œil avide des
caméras) en regardant sur BFN tévé où en étaient les actions de mes diverses entreprises, holdings, starteup et autres quand Tony, mon associé, encore un sale gitan, se pointa avec une valise
pleine de biftons qui ne me semblaient ni très propres ni hygiéniques puisqu’un doigt ensanglanté même pas blanc gisait encore entre deux billets de 500 et que ces trois entités étaient maculées
de sang pas bleu. Même que ça faisait une œuvre de nart post-moderniste plutôt chiadée.
Mais manque de bol, je n’aime pas le nart ni la culture (c’pour les lopettes) donc tout de suite, je m’offusquai "Enfin Tony, tu sais très bien que je n’accepte que des valises propres d’argent préalablement blanchi et sans doigts basanés : tu crois pas que je vais faire le boulot à ta place non ?". Sauf que si, je devais malheureusement faire le boulot à sa place vu que j’avais malencontreusement mortellement blessé Tony en actionnant tout aussi malencontreusement une tronçonneuse afin de maladroitement couper un reste de bûche de Nowel (dixit le juge Courroie qui a prononcé le non-lieu).
Bref, comme je le disais à Maman l’autre soir "putain j’étais bien emmerdé". J’ai alors demandé conseil à mes
amis Arnaud, Serge et Bernard qui m’ont courtoisement répondu "Ben Ducon, achète-toi un journal, comment tu crois qu’on a fait nous ?".
"Alors ça c’est vraiment une riche idée !" m’exclamai-je en retirant mon cigare d’un orifice de secrétaire (Maman n’aime pas les cigares voyez-vous). Et effectivement autant que
faire ce peu, au jour de jourd’hui, c’était une riche idée car posséder un journal me permettait :
- 1 : De publier des sondages favorables à
Monaminicolas-que-son-périnéscrotum-c’est-le-plus-beau-et-que-je-sais-de-quoi-je-parle,-je-le-lèche-tous-les-jours-avec-ma-langue-et-une-attention-particulièrement-amoureuse.
- 2 : De faire de la pub pour mes derniers missiles destinés exclusivement aux bébés (ct’une sale race de précaires inutiles et inrentables les bébés).
- 3 : De me la péter façon intello et de m’afficher avec Béhachelle.
Je me mis alors en quête d’un journal à vendre. Malheureusement, ô comble d’infortune, cruel destin, vengeresses hémorroïdes, tous les journals (ah ? On dit "journaux" ? Bah, plus pour longtemps, j’appelle l’Académie !) appartenaient déjà à Serge, Arnaud et Bernard et je n’avais ni le temps ni l’argent (enfin si, l’argent je l’avais mais bon…flemme !) de faire une OPA hostile ce qui, de plus, m’aurait privé des délicieux petits plats de Conchita 1, 2 et 3, les cuisinières de Serge.
J’étais désespéré et aux abois comme une biche prête à se faire tirer quand tout à coup, mon regard se posa sur une petite annonce, un modeste appel aux dons d’un nouveau journal saint, sans doute envoyé par le tout viril et puissant, qui s’appelait Zélium ! Je ne pris pas même le temps de regarder ce que proposait ce nouvel opus menstruel… Sans doute un nouveau rejeton du Figaro de toute façon !
Vite, j’investissais toute ma valise moins mon doigt dans cette petite merveille et comme le dirait George Bush, "comment heureux j’étais !!" (par contre, il n’a jamais dit "Barbara, quelle connerie la guerre"… Ça c’est d’un connard d’imposteur hippie !) : j’allais pouvoir passer toutes mes pubs et tous mes beaux narticles sarkozystes dans ce formidable journal.
Et aujourd’hui, grâce à Zélium, je suis un patron heureux, épanoui, j’ai un poil brillant et fourni ! Donc, ami bling-bling et cac-quarantesque, si tu cherches un investissement sain et utile, donne ta thune à Zélium !
Mes chers concitoyens avocats et riches héritiers de Neuilly, vive la république, vive la coke, vive le bouclier fiscal, vive la France… Marseillaise je vous prie !
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